samedi 7 mars 2015

Heureux week-end à toutes et à tous.....




Lorsque chaleur, fumure et humidité se trouvent réunies, on fait tout pour semer le grain. Lorsque l'on découvre un gisement d’or ou d’argent, on fait tout pour l’exploiter. Quand les moissons d'automne sont prêtes, on fait tout pour les récolter. Quand une escorte nous accompagne sur un chemin dangereux, on redouble d’énergie. Lorsque l’on dispose de main d’œuvre et d’assistants, on mène à bien sa tâche.Aujourd’hui  que vous possédez une précieuse existence humaine libre de tout empêchement et dotée de toutes les conditions favorables, efforcez-vous sans relâche à la pratique spirituelle ! 
Dilgo Khyentsé Rinpoché
*

Il n’existe aucune raison pour donner la priorité à notre bien-être ou pour nous croire plus important. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde à avoir de l’importance. Nous ne prêtons attention qu’à nous-mêmes, mais quels en sont les effets ? Cela nous a poussés à commettre des actions non vertueuses, agressives et défensives, actions dont nous n’avons pas encore fini de subir les conséquences. Il est sage de profiter de l’opportunité qu’offre cette renaissance actuelle et des enseignements que nous avons reçus, par décider de chérir les autres.           
Thubten Yeshe
*

Pourquoi réfléchir constamment à l’impermanence ? Parce qu’une réflexion constante sur l’impermanence nous fera prendre conscience de notre erreur, cette croyance en la pérennité de notre être, tournera notre esprit vers le Dharma et nous incitera à pratiquer.   
Dilgo Kyentsé Rinpoché .
*

Développant la compassion, il nous faut ainsi :
-par le corps, éviter de tuer ou de créer de la souffrance, mais agir avec gentillesse et douceur ;
-par la parole, éviter la critique, le mépris, la médisance, les paroles qui humilient, qui blessent ou qui menacent, mais parler avec bonté et à bon escient ;
-par l’esprit, éviter la malveillance, mais développer la bienveillance et le sincère désir du bonheur d’autrui.     
 Kalou Rinpoché
*

Tous les êtres quelle que soit leur condition d’existence, ont le même souhait d’être heureux et d’éviter la souffrance. Chacun est mu par la recherche de la situation qui crée son bonheur. Les hommes plus intelligents que les animaux inventent une multitude de moyens pour assurer leur bonheur.  Du moins cherchent-ils à se procurer toutes sortes de bonheurs insignifiants et passagers ainsi qu’à éviter les souffrances transitoires. Mais ils restent incapables de trouver un bonheur définitif et d’échapper définitivement à la souffrance, simplement  parce qu’ils ne savent pas quelles causes engendrent l’un et l’autre. La racine du bonheur ou de souffrance n’est autre que nos propres actes : les actes négatifs produisent la souffrance, les positifs le bonheur.    
Bokar Rinpoché
*

Interdépendance signifie que nous sommes inter-reliés continuellement avec le monde qui nous entoure. Cette interaction fonctionne dans les deux directions, c’est un inter changement continu. Nos actions affectent les autres, les actions des autres nous impactent, aussi.
Tous, nous sommes liés et nous affectons réciproquement.   
Le XVII Karmapa
*


Bien qu’en ce monde, aucun de nous ne désire toutes ces souffrances, nous les éprouvons sans cesse. Ainsi, il nous est arrivé toujours ce que nous ne souhaitons pas. 
Vénérable Damchö

jeudi 5 mars 2015

CHOTRUL DÜCHEN











ཆོ་འཕྲུལ་བསྟན་པ།

C'est un des quatre jours sacrés dans le calendrier Bouddhiste tibétain. Il célèbre le temps où un groupe d'ascétiques  a défié Bouddha à un concours de pouvoirs magiques à Sravasti.

 Bien que Bouddha n'ait pas voulu montrer ses pouvoirs miraculeux, comme étant la seule façon de soumettre ces ascétiques et de les aider à développer la foi en le Buddhadharma, il a exécuté des miracles magnifiques chaque jour pendant 15 jours, éclipsant tous les opposants.
   
 En conséquence, ces ascétiques aussi bien qu'une assemblée énorme de dévas et d'êtres humains ont adopté l'enseignement du bouddha, le Dharma, l'ont pratiqué et ont obtenu des réalisations spirituelles.

 Des générations ultérieures continuent à être inspirées par la manifestation de Bouddha de ses qualités extraordinaires.


MILAREPA


( photo of the relics altar at Kachoe Dechen Ling, Aptos, California, 2014. Photo by Chris Majors)


'Dans l'obscurité des terres du Nord! 
Comme un sommet enneigé dans le soleil levant! 
Lui que l'on connaît comme TöPa Ga, ' Joie au Coeur! 
A ce  grand être, je rends  hommage!'


༄༅།  །བྱང་ཕྱོགས་མུན་པའི་སྨག་རུམ་ན། 
 །གངས་ལ་ཉི་མ་ཤར་འདྲ་བའི། 
 །ཐོས་པ་དགར་ཞེས་བྱ་བ་ཡི། 
 །སྐྱེས་བུ་དེ་ལ་ཕྱགས་འཚལ་ལོ༎

Naropa chanta spontanèment ce chant à Milarépa.

*TöPa Ga , un des noms de Milarepa

samedi 28 février 2015

Que les vertus de la méditation imprègnent cette fin de semaine !





Quoi que nous fassions – marcher, manger, s’asseoir, etc. –, ignorons la paresse, l’indolence, l’apathie, la négligence ou la distraction. Maîtrisons les tendances qui nous rendent réfractaires à tout changement dans notre corps, nos paroles, notre esprit et jusque dans nos activités les plus insignifiantes. Une fois engagé sur la voie de libération, il serait inconvenant de se conduire comme à l’ordinaire : observons constamment notre esprit avec vigilance et lucidité. Si nous avons commis un acte malveillant, regrettons-le et promettons-nous de ne jamais le réitérer. Et si nous n’en avons commis aucun, sachons nous en réjouir.
 Sechen Gyaltsap
*

Les bodhisattvas sont des êtres qui n’ont d’autre motivation que la compassion, qui elle-même est Tchenrézi au sens ultime. Dans le Bodhisattvacharyavatara, Shantidéva s’exprime ainsi : « Puissé-je être une lampe pour ceux qui désirent la lumière, un lit pour ceux qui ont besoin de repos, un serviteur pour ceux qui veulent un serviteur. » 
Derrière le caractère un peu déroutant de ces souhaits, il faut voir l’esprit de compassion des bodhisattvas, prêt à se manifester sous n’importe quelle forme.    
Bokar Rimpoche
*

La fin de la naissance c’est la mort. C’est pourquoi, dans notre monde, personne ne peut naître sans automatiquement mourir. Même le bouddha a démontré qu’il devait abandonner son corps, donc, à plus forte raison, les êtres ordinaires doivent mourir. C’est une certitude à laquelle personne ne peut prétendre échapper. Mais nous l’oublions constamment et pensons toujours qu’il nous reste très longtemps à vivre.       
Jamgön Kongtrul Rompoche.
*

Qu’est-ce que la compassion ? 
Du point de vue bouddhiste, il y a différentes sortes de compassion. 
Le sens fondamental de la compassion n’est pas simplement le sentiment d’être proche, ou simplement un sentiment de pitié. Je pense plutôt qu’avec une compassion authentique, nous ne ressentons pas seulement les douleurs et les souffrances des autres, mais nous éprouvons aussi une détermination pour vaincre ces souffrances. Un des aspects de la compassion est une sorte de détermination et de responsabilité. C’est pourquoi la compassion nous apporte la paix ainsi qu’une force intérieure. La force intérieure est la source finale de la réussite.       
 Le XIV Dalaï-Lama
*

Les gens se plaignent de la difficulté d’observer une vigilance de tous les instants sur les actions du corps, de la parole  et de l’esprit. Cette difficulté tient au fait qu’ils ne sont pas conscients  de la causalité. 
Votre future situation est directement déterminée par votre conduite présente, et de même, toutes vos expériences présentes résultent de vos actes passées.  Comprenez ceci et vous vous rendrez compte que vous, seuls, êtes responsables de vos « difficultés » actuelles.
Si vous avez suffisamment de discipline  pour êtes bons, aimants, et ouverts, le résultat sera le bonheur. Si, par manque de vigilance, vous êtes cruels, égoïstes et fermés, vous n’en connaîtrez que la souffrance.
La discipline est donc seulement une tâche difficile aussi longtemps que l’ignorance de la causalité fait obstacle à une motivation pour la vigilance.
Comprenez l’étroite relation existant entre les actes et leurs conséquences. Pour vous-même et pour autrui. Et vous deviendrez automatiquement consciencieux et attentifs.
Telle est la signification de la « conscience de soi. »
Lorsque vous devenez plus attentifs à vos actions, votre sagesse croit et vous êtes en mesure de contrôler la causalité.
En d’autres termes, vous devenez capables d’exercer consciemment une influence sur votre karma. 
Ainsi, en étant conscients, vous vivrez la vraie « spontanéité », sans être à la merci de l’ignorance.
Thubten Yeshé
*

Quand nous pratiquons, au début, nous cherchons avant tout à nous contrôler, à cesser toute action mauvaise qui nuirait aux autres, tout autant que nous le pouvons. C’est une attitude défensive.
 Après quoi, quand nous atteignons  certaines qualifications, alors nous devons nous fixer comme but effectif d’aider les autres.
Lors de la première étape, nous avons par moments besoin d’isolement pour poursuivre notre développement intérieur, cependant, une fois que nous  avez une certaine confiance, une certaine force, vous devez demeurer dans la société, la rencontrer et la servie dans un domaine ou un autre.
Ceci est important. Parce que la raison même de la pratique du grand véhicule est de servir les autres, vous ne devez pas vous isoler de la société.
 Afin de servir, afin d’aider, vous devez demeurer dans la société.     
LE XIV Dalaï-Lama
*

Notre vie présente fut préparée et conditionnée par nos vies passées. Même si vous vous trouvez dans un environnement qui résulte d’un puissant potentiel positif accumulé par de nombreux actes positifs, il n’en reste pas moins que votre esprit connaît la souffrance et la difficulté.

 Des maux que nous rencontrons, seule la pratique spirituelle peut nous garder. 
La force de votre potentiel passif vous conduit maintenant à vous intéresser aux enseignements du bouddha ; il est très important que la compréhension théorique que vous en acquerrez soit suivie d’une mise en pratique assidue. 
Bokar Rimpoche

jeudi 26 février 2015

Les douze liens interdépendants ou la coproduction conditionnée



Les douze liens interdépendants (ou encore les douze liens d'interdépendance, ou la coproduction conditionnée)
pratītyasamutpāda

...
Trois facteurs projetants :
1 - L'ignorance (initiale) - avidyā
2 - Les formations karmiques - samskāra
3 - La conscience - vijñāna

Quatre facteurs projetés :
4 - Le nom et (éventuellement) la forme - nāma-rūpa
5 - Les sphères de connaissance (les sphères sensorielles) -sadāyatana,
6 - Le contact - sparśa
7 - La sensation - vedanā

Trois facteurs producteurs
8 - La soif - tṛṣna
9 - La saisie, l'avidité - upādāna
10 - Le devenir - bhava

Deux facteurs produits :
11 - La naissance - jāti
12 - La vieillesse et la mort - jarā-maraṇa

Cf. Nagarjuna
Répartition des douze liens :
Une série de douze liens se répartit au minimum sur deux vies qui se succèdent, au maximum sur trois vies, avec un décalage plus ou moins long entre la première vie et la deuxième vie, les deuxième et troisième devant en revanche se succéder (il y a des débats sur ce point).
Sur deux vies :
Dans la vie n° 1 : Liens 1, 2, la moitié de 3 (conscience du moment de la cause), 8, 9, 10
Dans la vie n° 2 : Les autres liens dont l'autre moitié de 3 (conscience du moment du résultat)
Sur trois vies :
Dans la vie n° 1 : Liens 1, 2, 3
Dans la vie n° 2 : 8, 9, 10
Dans la vie n° 3 : Les autres liens



Source: UBF

dimanche 22 février 2015

LOSAR 2142, TASHI DELEK!










Meilleurs souhaits pour cette année  Mouton de bois!







lundi 16 février 2015

Une relation romantique peut être vue comme une pratique spirituelle




Nous pouvons en réalité voir notre relation romantique elle-même comme une pratique spirituelle. Nous n’avons pas à les considérer comme deux choses séparées.

 En fait, si nous pouvons bien mettre en pratique le dharma, nous pourrons être une source de véritable amour, mais si nous ne pouvons  pas bien le  pratiquer, le dharma bien, alors nous ne serons pas capables de donner n'importe quel amour véritable du tout. Donc, nos relations romantiques sont en réalité une pratique véritable du dharma. 

Et il n’est pas nécessaire du tout de la voir séparé du dharma. Parce que les relations sont en substance une relation entre deux esprits. Que ce soit  des relations romantiques  ou des relations familiales, tout se passe  en termes de transformations de nos esprits et la façon dont nous répondons aux événements et aux esprits des autres. Donc c'est un une relation d’esprit à esprit avec laquelle nous travaillons.

Donc nous pouvons faire  de notre mieux pour pratiquer cette relation  comme une pratique  du dharma, comme une pratique pour mieux comprendre notre esprit et notre travail avec notre esprit.

Mais parfois même si nous essayons de notre mieux, nous laissons toujours tomber dans la relation et cela n’est pas  travail. Néanmoins, si nous nous en approchons comme un pratiquant, nous devons certainement voir la relation comme une formation spirituelle. Nous ne devrions pas voir notre relation comme étant séparée du dharma. Comme pratiquant spirituel, si nous voyons nos relations comme étant  séparées du dharma, alors cela doit être une situation très étrange à vivre, parce que la pertinence est d’être en relation avec vous ?

Nous n’avons pas besoin d’être libre de l'attachement  aussi. Quelques personnes pensent qu'ils pourraient aller à l’encontre des enseignements bouddhistes s'ils sont dans une relation parce que la relation implique l'attachement. Mais en réalité, nous n’avons pas besoin d’être sans attachement  au début; nous pouvons lentement développer la libération de l'attachement.
Et le point important consiste en ce que c'est justement la liberté de l'attachement  qui produit le vrai amour. Souvent nous pensons, que s'il n'y a aucun attachement, alors il ne peut pas y avoir d'amour. Pour que l’amour soit là,  l'amour il y doit avoir l'attachement. C'est la forme logique que nous fondons pour nous-mêmes.

Mais, selon la perspective bouddhiste si nous nous libérons de l’attachement, c’est  la seule façon dont nous pourrons pourvoir  au vrai amour. Donc,  la pratique  bouddhiste et l’exercice spirituel que nous apportons dans les relations nous libèrent progressivement de l'attachement habituel et offrent le vrai amour.

Si nous pouvons  faire ceci  comme un pratiquant du  dharma authentique alors nos relations se porteront mieux et  mêmes sans y penser, elles seront toujours ainsi et nous pourrons dire que nous avons une relation dans laquelle nous ne faisons aucun mal  à l'autre personne et c’est  avantageux pour les deux personnes.


 par le XVII Gyalwang  Karmapa